Affaire Mila: Ce que risquent les individus qui voulaient la tuer pour avoir

Affaire Mila: Ce que risquent les individus qui voulaient la tuer pour avoir “insulté” l’Islam. C’est une affaire judiciaire retentissante qui se déroule actuellement en France. Elle avait été sur toutes les langues pour avoir tenu des propos jugés blasphématoires en l’encontre de l’Islam.

Dix hommes et trois femmes âgés de 18 à 30 ans doivent comparaitre ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris pour harcèlement en ligne et menaces de mort à l’encontre de la jeune Mila, qui avait tenu des propos polémiques sur l’islam.

Ceux qui voulaient tuer Mila risquent jusqu’à trois ans d’emprisonnement

Mila, qui vient de fêter ses 18 ans et qui vit sous protection policière depuis la publication d’une première vidéo critiquant le Coran et l’islam en janvier 2020, est arrivée au tribunal sous une nuée de caméras, sans faire de déclaration. Cheveux clairs rasés au-dessus des oreilles, vêtue d’un haut rouge et d’un pantalon noir, la jeune femme a pris place sur le banc des parties civiles. Elle a fixé les prévenus, selon une journaliste de franceinfo présente sur place.

Agés de 18 à 30 ans et originaires de toute la France, ces derniers, pour la plupart sans antécédents judiciaires, comparaissent tous pour “harcèlement en ligne”. Certains sont également renvoyés pour “menaces de mort” et l’un d’eux pour “menace de crime”. Ils encourent deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende pour le harcèlement en ligne, trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende pour les menaces de mort.

Placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête menée par le tout nouveau pôle national de lutte contre la haine en ligne, ils ont en grande partie reconnu être les auteurs des messages et avaient dit les “regretter”. “On n’était pas obligé de perquisitionner, on n’était pas obligé de le placer en garde à vue, on n’était pas obligé de le renvoyer devant un tribunal correctionnel”, a dénoncé jeudi l’un des avocats de la défense. “Ca montre qu’on avait envie de mettre la lumière sur une nouvelle infraction” mais “on n’a peut-être pas, s’agissant de mon client, opéré de la bonne manière et de manière proportionnelle”, a estimé le conseil. La loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes prévoit en effet depuis 2018 que le cyberharcèlement puisse être constaté dès le premier message d’un individu, et non plusieurs comme précédemment, dès que cette personne sait que d’autres messages identiques visent la victime.

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