Alioune Tine sur la Côte d'Ivoire: « Le 3e mandat, pire que les coups d'État militaires »

Alioune Tine sur la Côte d’Ivoire: « Le 3e mandat, pire que les coups d’État militaires ». La volonté du président ivoirien de briguer un troisième mandat soulève beaucoup de vagues sur l’étendu du continent. Après les critiques de la classe politique ivoirienne, c’est autour des africains de s’en mêler.

Alioune Tine ne cesse de multiplier les initiatives afin d’appeler la communauté internationale à s’intéresser de près au dossier ivoirien. Le militant des droits de l’homme vient à nouveau de pondre un tweet dans lequel il présente les dangers liés à un 3e mandat.

Il a appelé « la Cedeao, l’UA et les Nations Unies à se rendre d’urgence à Abidjan pour faciliter le dialogue politique et éviter le chaos en Côte d’Ivoire ». Alioune Tine revient à la charge avec de nouveaux tweets pour présenter à l’opinion nationale et internationale les risques que courent certains États africains dans l’obstination de leurs dirigeants à vouloir briguer vaille que vaille un 3e mandat.

Lire aussi:   Attaque terroriste de Nice: L'assaillant s'est récemment tourné vers l'islam

Pour le défenseur des droits de l’homme et fondateur du Think tank Afrikajom : « Le 3eme mandat est un poison pour la démocratie, la République et la paix civile. Il a des effets pervers pires que les coups d’État militaires. » Voilà pourquoi le citoyen sénégalais appelle à une « nécessité de mesures fermes à l’échelle régionale et internationale pour tuer ce dangereux virus mortel pour nos États ».

En Côte d’Ivoire, comme en Guinée, les Présidents Alassane Ouattara et Alpha Condé sont candidats à leur propre succession pour un troisième mandat consécutif. Ces candidatures ont engendré de nombreuses violences, ayant causé, dans les deux États, de nombreux morts, des blessés et d’importants dégâts matériels.

Lire aussi:   Attaque terroriste de Nice: L'assaillant s'est récemment tourné vers l'islam

À noter qu’Alioune Tine n’est pas seul dans cette démarche. L’ONU, Amnesty international, l’Union européenne, International Crisis group, pour ne citer que ces organisations, ont appelé les autorités ivoiriennes à reporter le scrutin présidentiel pour favoriser un dialogue politique entre pouvoir et opposition afin de trouver le consensus nécessaire à l’organisation d’une élection apaisée. Le Président Ouattara ne cesse cependant d’affirmer son intention d’organiser ce scrutin à la date constitutionnelle du 31 octobre 2020.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici