Aya Nakamura: 2020 n'a pas été une année maléfique pour la Pop Queen française

Aya Nakamura: 2020 n’a pas été une année maléfique pour la Pop Queen française. Elle n’a pas été charnière pour Aya Nakamura. 2020, marquée par la pandémie de coronavirus qui touche tous les secteurs d’activités dans le monde est loin d’être une année de dèche pour la meuf de Vlad.

En s’imposant sur la scène internationale, la chanteuse pop confirme ses ambitions planétaires. Aya, son troisième album, explose les compteurs.

Elle trône sur Time Square et règne sur le monde de la chanson. Au mois de novembre, Aya Nakamura s’affichait sur des dizaines de mètres de haut pour la promotion de son nouvel album Aya. La chanteuse, vêtue d’une robe multicolore, était grande comme un building, instant immortalisé sur les réseaux. Mégalo ? Pas sans raison ; les chiffres parlent pour elle.

Elle est aujourd’hui l’artiste francophone la plus écoutée à l’étranger. Plus de 12 millions d’auditeurs ont téléchargé son troisième album en à peine quatre jours sur Spotify. À titre de comparaison, les rappeurs de PNL et Vald sont écoutés par un peu moins de 2 millions de personnes par mois. Son succès, elle l’explique le plus simplement du monde. Pour la chanteuse née à Bamako qui a grandi à Aulnay-sous bois, en banlieue parisienne, la musique «est sans barrière, sans frontière, surtout pour des artistes inter[nationaux] avec des doubles cultures», comme elle l’a raconté à RTL.

Nouvelle preuve de son succès, le festival américain Coachella l’avait invitée pour son édition 2020. La consécration est repoussée, en raison de la pandémie, mais le symbole demeure. Seule une poignée de Français, comme Daft Punk ou Christine and the Queens, a eu l’honneur d’être programmée à Coachella. «Moi qui pensais que les Américains avaient du mal avec les langues étrangères, cela me prouve le contraire», s’était-elle exclamée, non sans ironie, dans Le Parisien , une fois la programmation dévoilée.

Aya Nakamura est une machine à tubes. En 2018, Djadja avait accompagné les pas des danseurs dans au moins tout l’hexagone. À ce jour, le morceau cumule plus de 700 millions de vues sur Youtube. L’album Nakamura (2018) s’est écoulé à plus d’un million d’exemplaires. Sorti cet été, Jolie nana suit les traces de ses succès précédents. Il rythme une période estivale de liberté, entre deux confinements, avant que l’album entier ne vienne confirmer les attendus commerciaux. 500 000 exemplaires sont déjà vendus.

En France, sa langue fait jaser. Ailleurs, les sens prennent le dessus. Les mélodies font bouger. Les mots marquent le pas – comme c’est si souvent le cas, en France, des tubes anglo-saxons. On chante Aya sans nécessairement la comprendre. L’argot est pour une fois au centre du débat. Aya Nakamura, icône des banlieues ? Elle s’en défend et a de toute façon percé le plafond de verre.

Aya Nakamura, icône féministe ?

Est-elle féministe ? «Je ne sais toujours pas ce que ça veut dire, répond-elle dans l’émission Femmes puissantes, sur France Inter. Au micro de Léa Salamé, elle suppose que «c’est une femme qui s’assume, je pense, qui n’a pas peur de dire ce qu’elle pense, d’être elle-même, en vérité». Celle qui fait danser Madonna et Rihanna brise des tabous, parle de ses positions sexuelles favorites dans Préféré. Dans Oumou Sangaré, il y a trois ans, pour Journal intime, son premier album, elle rendait hommage à l’immense chanteuse malienne, comme elle, pour son engagement contre l’excision. «Peut-être qu’aujourd’hui, je serai amenée à faire le même combat, c’est-à-dire aider ces femmes-là, à se lever, à les porter, à les soutenir, à les aider avec des médecins. Je trouve que c’est important » détaille-t-elle sur France Inter.

Advertisement

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici