Burkina Faso : Putsch manqué contre le président Roch Kaboré

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Burkina Faso : Putsch manqué contre le président Roch Kaboré
Burkina Faso : Putsch manqué contre le président Roch Kaboré

Burkina Faso : Putsch manqué contre le président Roch Kaboré. Plus de peur que de mal au pays des hommes intègres. 8 militaires dont le lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana, chef de corps du 12e régiment d’infanterie commando, ont été mis aux arrêts, hier lundi 10 janvier 2021, apprend-on au Burkina Faso. Ces militaires burkinabés sont soupconnés de tentative de coup d’ Etat contre le régime du président Roch Marc Christian Kaboré, à la tête du pays pour un second mandat présidentiel.

A en croire un communiqué signé du procureur militaire de Ouagadougou, les autorités burkinabès redoutaient depuis plusieurs mois que le contexte sécuritaire ne pousse certains officiers à tenter un coup de force. “Le 8 janvier, le parquet militaire a été saisi par dénonciation d’un membre de la bande, d’une allégation d’un projet de déstabilisation des institutions de la République que projetait un groupe de militaires. Nanti de cette information, nous avions instruit la police judiciaire militaire d’ouvrir une enquête circonstanciée pour élucider cette affaire “, informe le communiqué signé du procureur militaire.

La note ajoute que huit militaires, dont le lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana, ont été interpellés ce mardi 11 janvier 2022 pour des besoins d’enquête. “A l’issue de cette étape, une suite sera donnée à cette procédure conformement aux règles de procédures dans le strict respect de la présomption d’innocence et du droit de la defense”, précise la note.

Cerveau présumé de cette tentative de putsch, le lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana fut ancien chef de corps du 12e régiment d’infanterie commando. Il avait été relevé de ses fonctions en décembre dernier à la suite de l’attaque d’Inata, qui a coûté la vie à 53 gendarmes. Il avait auparavant officié en tant que commandant du secteur ouest du groupement des forces de sécurisation du Nord et avait aussi dirigé le 25e régiment parachutiste commando, basé à Bobo-Dioulasso. Le lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana fait partie de ces officiers. Ce dernier était jusqu’à présent le commandant du groupement des forces du secteur ouest, engagées dans la lutte antiterroriste dans ce pays régulièrement endeuillé par des attaques jihadistes. Selon une des sources sécuritaires interrogées, « des soupçons de complot en vue d’une déstabilisation (du pouvoir) avec des ramifications à l’étranger » pesaient sur lui et plusieurs militaires depuis les manifestations du 27 novembre dernier.

Spirale de violences
Ce jour là, des centaines de Burkinabés étaient descendus dans la rue pour dénoncer l’incapacité du pouvoir à endiguer la violence jihadiste. Cette colère du peuple avait contraint le président Roch Marc Christian Kaboré de limoger son gouvernement pour en nommer un nouveau mi-décembre. Le Premier ministre désigné, Lassina Zerbo, avait appelé à la « cohésion » face au terrorisme.

Comme ses voisins malien et nigérien, le Burkina Faso est pris depuis 2015 dans une spirale de violences attribuées à des groupes armés jihadistes, affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique, qui ont fait au moins 2.000 morts et 1,4 million de déplacés. Une des dernières en date, celle d’Inata dans le nord du pays, a fait au moins 57 morts dont 53 gendarmes le 14 novembre.

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