C'est ce qui a donné la mort à l'ancien président burundais Pierre Buyoya

C’est ce qui a donné la mort à l’ancien président burundais Pierre Buyoya. L’ancien président du Burundi Pierre Buyoya est décédé à Paris de Covid-19 à l’âge de 71 ans, ont déclaré vendredi à l’AFP plusieurs proches parents.

“Le président Pierre Buyoya est décédé hier soir à Paris. Il avait le Covid-19”, a déclaré à l’AFP un membre de sa famille, demandant l’anonymat.

Plusieurs autres proches ont confirmé la mort de Buyoya, qui a été envoyé spécial de l’Union africaine au Mali et au Sahel de 2012 à novembre de cette année.

Buyoya “avait été hospitalisé mercredi la semaine dernière à Bamako où il avait été placé sous respirateur”, a déclaré le membre de la famille.

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“Il a été évacué vers Paris hier après-midi. Son avion a fait escale et est arrivé en France dans la soirée. Il est décédé alors que l’ambulance l’avait emmené à l’hôpital de Paris pour y être soigné”, a indiqué la source.

Buyoya a démissionné de son poste d’envoyé de l’UA fin novembre après avoir été condamné à la réclusion à perpétuité au Burundi le mois précédent pour l’assassinat de son successeur en 1993, qu’il a dénoncé comme étant politiquement motivé.

Buyoya, un Tutsi de souche, est arrivé au pouvoir pour la première fois au Burundi, l’un des plus petits pays d’Afrique, lors d’un coup d’État en 1987.

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Il a démissionné en 1993 lors des premières élections démocratiques du pays au cours desquelles Melchior Ndadaye, un Hutu, l’a battu de manière retentissante.

Mais des soldats tutsis de souche dure ont tué Ndadaye à peine quatre mois après le début de son travail.

Son assassinat a plongé le Burundi dans des années de guerre civile entre la majorité Hutu et la minorité Tutsi.

Buyoya est redevenu président après un coup d’État, au pouvoir de 1996 à 2003.

En 2000, il a signé les accords d’Arusha, un accord visant à mettre fin à la guerre civile qui a fait environ 300 000 morts entre 1993 et ​​2006. Il a démissionné en 2003 conformément aux accords.

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