Les mots du frère de Victorine, après la barbarie sur Chaïma

Les mots du frère de Victorine, après la barbarie sur Chaïma. À l’issue de la marche blanche organisée en mémoire de Victorine, dont le corps sans vie a été retrouvé lundi 28 septembre, le frère de la jeune femme de 18 ans a pris la parole, alors que dans un autre pays, l’Algérie, une jeune fille, Chaïma est tombée aussi dans les griffes d’un barbare: « Victorine on a besoin de toi, de ton rire, de te faire des câlins au petit-déjeuner. Garde-nous une place là-haut. (…) Depuis une semaine, je passe la tête à travers la porte de ta chambre pour voir ce que tu fais. (…) Victorine, je sais que de là-haut tu nous entends, alors veille sur toutes ces femmes qui rentrent seules. Tu nous laisses ton visage d’ange, je t’aime ma sœur. »

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Les obsèques de Victorine auront lieu le mercredi 7 octobre, à 14h30, à l’église Saint-Jean-Baptiste de Bourgoin-Jallieu, a indiqué l’une des sœurs de la jeune femme sur Instagram. La messe sera « ouverte à tout le monde ».

Ce dimanche 4 octobre, une marche blanche a été organisée à Villefontaine pour rendre hommage à Victorine, morte par « noyade avec intervention d’un tiers », selon le rapport d’autopsie. Des milliers de personnes se sont rassemblées autour de la famille et des proches de la jeune femme de 18 ans, dont le corps a été retrouvé lundi 28 septembre.

La jeune Victorine Dartois, 18 ans, a été retrouvée morte lundi dans un ruisseau à proximité du domicile familial de Villefontaine (Isère). Sa disparition avait été signalée samedi dernier par ses proches.
Le rapport d’autopsie effectué cette semaine évoque « une mort par noyade avec intervention d’un tiers en raison de multiples ecchymoses internes retrouvées sur le corps de la victime », a annoncé le procureur adjoint Boris Duffau. Une « pression sur les épaules » serait étudiée. A ce stade, « aucune trace de violence sexuelle n’a été constatée », mais « il n’est pas pour autant possible à ce stade de l’enquête d’écarter cette hypothèse ».
Les enquêteurs tentent de reconstituer le parcours de Victorine à partir du moment où elle a quitté ses amis samedi 26 septembre dans la soirée. 47 d’entre eux sont actuellement mobilisés « pour effectuer notamment une enquête de voisinage et entendre tout témoin utile ». Un travail d’exploitation des images de vidéosurveillance et des données de téléphonie est également effectué, des experts tentent aussi de faire parler les traces sur les vêtements, les chaussures et le sac à main de la jeune victime.
Les proches de Victorine ont organisé une marche blanche dimanche, à Villefontaine, qui a réuni entre 5 000 et 6 000 personnes selon la gendarmerie.

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