Mali : la force française Barkhane touchée par une voiture piégée, le bilan est lourd

Mali : la force française Barkhane touchée par une voiture piégée, le bilan est lourd. Une attaque à la voiture piégée visant les forces de l’opération Barkhane a fait plusieurs blessés, lundi à Gossi, dans le centre du Mali, selon les informations rapportées par des sources locales à France 24.

Les forces françaises de l’opération Barkhane ont été frappées, lundi 21 juin au matin, par une attaque à la voiture piégée dans le quartier de Kaigourou, à Gossi (centre du Mali), selon les informations de France 24. Selon des sources locales, l’importante déflagration a fait plusieurs blessés.

Un témoin a rapporté que plusieurs hélicoptère étaient dépêchés depuis Gao.

Avec la fin annoncée de l’opération Barkhane au Mali, le Niger apparaît désormais comme un relais essentiel de l’action de la France au Sahel.

Sur le plan militaire et géographique, d’abord, le pays se trouve en plein dans l’œil du cyclone, au centre de la coalition antiterroriste du G5 – le « Groupe des Cinq », qui combat des groupes affiliés à Al-Qaïda ou à l’organisation État islamique avec des troupes venues, outre du Niger, de Mauritanie, du Burkina Faso, du Mali et du Tchad.

Sur le plan politique, qui plus est, il s’en sort mieux que ses voisins. Entouré du Mali et du Tchad, où les militaires ont repris le pouvoir en 2020 et 2021, le Niger a réussi à consolider ses acquis démocratiques. Au terme de deux mandats, le président sortant, Mahamadou Issoufou, a en effet accepté de céder la place à son dauphin, Mohamed Bazoum. Depuis l’indépendance en 1960 de cette ancienne colonie française, les alternances de gouvernement avaient plus communément pris la forme du coup d’État. C’est la première fois dans l’histoire du Niger que l’on a assisté à une succession entre deux présidents élus après la victoire de Mohamed Bazoum au second tour des élections.

Aujourd’hui, les défis n’en sont pas moins immenses. Au nord, le Niger est menacé par les troubles de la Libye voisine ; à l’ouest, sur la frontière malienne, par les nébuleuses d’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique) et de l’EIGS (État islamique au Grand Sahara) ; au sud-est, en direction du Nigeria et du lac Tchad, par les djihadistes de Boko Haram.

Peu après la victoire de Mohamed Bazoum, et peu avant son investiture début avril 2021, le pays a par ailleurs connu une tentative de putsch menée par un capitaine de l’armée de l’air, Sani Gourouza, qui a depuis lors été appréhendé par la police au Bénin. À l’époque, beaucoup d’observateurs se sont perdus en conjectures sur la nature d’un coup d’État qui était mal préparé et qui aurait tout aussi bien pu être soutenu par l’opposition que par le camp du président sortant, les uns pour protester contre le résultat des élections, les autres pour, prétendument, justifier la proclamation d’un état d’urgence et une éventuelle prolongation du mandat d’Issoufou.

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