Meurtre de Victorine: 1100 individus identifiés par les enquêteurs

Meurtre de Victorine: 1100 individus identifiés par les enquêteurs. Le commandant de la Section de recherche de Grenoble, le colonel James a révélé une partie de l’avancée de l’enquête au cours de la conférence de presse. Lors de la journée du samedi 26 septembre, le jour où Victorine a été portée disparue, 1100 véhicules et 63 piétons étaient présents. Ils ont tous été identifiés par les enquêteurs. Les 1100 conducteurs de ces moyens de locomotion sont habitués à circuler près des lieux où le corps de Victorine a été découvert. Ils ont été contactés par les enquêteurs afin de recueillir des témoignages qui permettraient d’élucider ce meurtre.

L’ouverture d’une information judiciaire contre X pour enlèvement, séquestration et meurtre, a été annoncée lors de la conférence de presse par le procureur de la République adjoint de Grenoble Boris Duffau. « La nomination de trois juges d’instruction donne le ton sur l’importance qui est donnée à cette affaire » a expliqué l’avocate de la famille de la victime Kelly Monteiro, à France Bleu. « La famille fait preuve d’extrêmement de patience et de compréhension. C’est humain que de penser que dans quelques mois ils le seront moins évidemment. Mais encore une fois, on fait confiance à la justice et tous les moyens sont mis en œuvre pour retrouver cette personne car il est inenvisageable que ce crime reste impuni » a affirmé la magistrate.

Kelly Monteiro, l’avocate de la famille Dartois, a exprimé sa satisfaction suite aux déclarations du procureur de la République de Grenoble Eric Vaillant et de ses collègues, qui ont été faites lors de la conférence de presse du lundi 5 octobre. « C’est le sentiment qu’on a aujourd’hui, c’est que malgré la discrétion, le recul du procureur […] on sent que tous les moyens sont mobilisés. Et la création de cette cellule d’enquête en est la parfaite illustration » précise t-elle à France Bleu, avant d’ajouter : « si jusqu’à aujourd’hui on avait un peu plus de quarante enquêteurs sur le terrain, on va quand même en avoir dix qui vont être dépêchés sur toute l’affaire. C’est une mobilisation qui est très, très importante ».

Le meurtre de Victorine a suscité une grande vague d’émotion, mais aussi de crainte. Dans le quartier des Fougères de Villefontaine où résidait la jeune femme avec sa famille, la peur est présente chez une mère de famille interviewée par France Bleu : « des petits trajets d’ici pour aller chez nous, c’est trois minutes à pied, mais ça peut suffire. C’est tellement proche [ce drame ndlr], qu’on n’a pas le choix. Tant que ça n’arrive pas dans notre quartier, on a l’impression que ça n’arrive qu’aux autres. Et on se retrouve aujourd’hui à s’angoisser pour nos enfants » déclare t-elle. Le général Yann Tréhin, commandant le Groupement de gendarmerie de l’Isère, a annoncé lors de la conférence de presse du lundi 5 octobre que les patrouilles de jour et de nuit « ont été doublées dans le secteur de Villefontaine ». Ce dispositif est mis en place jusqu’à ce que le ou les auteurs du meurtre de Victorine soient identifiés puis arrêtés.

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