Meurtre de Victorine - Le suspect a-t-il agi seul? Élément de réponse !

Meurtre de Victorine – Le suspect a-t-il agi seul? Élément de réponse ! Élément de réponse ! Le procureur a précisé lors de la conférence de presse qu' »à ce stade, [ils] consid[èrent] que le mis en examen a agi seul ». Le magistrat n’a pas indiqué si Ludovic Bertin était sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants au moment des faits.

Un homme âge de 25 ans a été interpellé mardi 13 octobre, à son domicile, pas le GIGN. Le jeune homme, appelé Ludovic B. selon Le Parisien, a été placé en garde à vue, a fait savoir le procureur adjoint de Grenoble. Selon les informations de BFMTV, il aurait reconnu être impliqué dans la mort de Victorine. Toujours selon la chaîne d’information en continu, le suspect serait un « père de famille », un profil qui peut paraître étonnant dans ce genre d’affaires. Selon Le Dauphiné Libéré, le suspect est domicilié dans le même quartier que celui où vit la famille Dartois. Selon les informations du Parisien, c’est un témoignage qui aurait accéléré l’enquête : le suspect aurait été aperçu sur les lieux du drame le soir de la disparition de Victorine. Les gendarmes ont saisi sa voiture et de nombreux effets personnels lui appartenant.

Victorine Dartois, une lycéenne de 18 ans manifestement sans histoire, a disparu samedi 26 septembre, à Villefontaine, en Isère, vers 19h. La jeune femme avait quitté son domicile pour faire quelques courses et comptait rejoindre sa sœur en fin d’après-midi. Les éléments sur sa disparition sont minces. « Elle avait pris un premier bus jusqu’au rond-point situé près du stade. À cet endroit, elle a raté un second bus pour remonter chez elle, dans le quartier des Fougères, sur les hauteurs de Villefontaine », a raconté sa mère au Parisien. « Elle a appelé sa sœur Perrine pour lui dire qu’elle irait avec elle à la foire de Bourgoin-Jallieu, qu’elle remontait à pied, qu’elle en avait à peine pour un quart d’heure. Elle a l’habitude de ce chemin. Mais elle n’est jamais arrivée », a-t-elle ajouté. Lors de son dernier coup de téléphone, Victorine avait confié à sa famille qu’elle n’avait presque plus de batterie. « Il n’y avait pas de malaise ; elle n’avait pas eu de problème dans sa journée. Ça ne ressemble pas à une fugue », a fait savoir la procureure de la République en relayant les premiers éléments de l’enquête à la presse. La famille a donné l’alerte à la police vers 21h30.

La procureure de la République de Vienne, Audrey Quey, a fait savoir lors d’une conférence de presse lundi 28 septembre que le corps de Victorine avait été retrouvé « immergé dans un ruisseau », sur la commune de Villefontaine, située à une quarantaine de kilomètres de Lyon. Le corps a été découvert dans une zone boisée, près d’un stade où Victorine aurait passé son dernier appel téléphonique. L’enquête en cours a été ouverte sous les qualifications pénales « d’enlèvement, séquestration et meurtre ». Le rapport d’autopsie effectué début octobre avait révélé « une mort par noyade avec intervention d’un tiers en raison de multiples ecchymoses internes retrouvées sur le corps de la victime ». L’hypothèse d’une agression sexuelle n’est pas écarté

La jeune femme, dont le corps a été retrouvé à Villefontaine, n’était âgée que de 18 ans. Elle était étudiante en BTS au lycée Condorcet de Saint-Priest. Le Parisien rapporte que la mère de Victorine Dartois, quelques temps avant la découverte de la dépouille, décrivait sa fille comme « gentille, joyeuse, agréable, très appréciée par tout le monde et qui n’a jamais eu de soucis avec personne ». « Victorine était timide, réservée, méfiante avec les gens qu’elle ne connaissait pas. Elle ne serait jamais montée en voiture avec n’importe qui », ajoutait son père. Sa sœur Romane a publié un message sur les réseaux sociaux pour partager sa peine et décrire « une jeune femme extraordinaire, une sœur plus qu’exemplaire, à l’écoute et toujours souriante ». Interrogés par RMC, des amies confiaient mardi 29 septembre que la jeune femme était de tempérament prudent et introverti. « Elle était très craintive elle avait toujours peur de se faire draguer dans la rue par des garçons ou se faire arrêter par une voiture », ont-elles indiqué. Le père de Victorine a fait savoir aux enquêteurs qu’elle n’avait pas de petit ami.

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