Meurtres de Victorine: Voici les chefs d'accusation qui pèsent sur Ludovic Bertin

Meurtres de Victorine: Voici les chefs d’accusation qui pèsent sur Ludovic Bertin. Des charges lourdes pèsent sur la tête du présumé meurtrier de la jeune étudiante Victorine Dartois retrouvée morte à Villefontaine.

Arrêté par les gendarmes mardi, Ludovic B. a reconnu en garde à vue avoir tué la jeune femme. Selon des voisins interrogés par «Libération», l’homme traîne une réputation sulfureuse dans le quartier des Fougères, à Villefontaine. La famille Dartois, elle, ne croit pas à l’absence de mobile $exuel.

Le suspect du meurtre de la jeune Victorine Dartois, 18 ans, retrouvée morte le 28 septembre dans un ruisseau de la petite ville de Villefontaine (Isère), vient de passer sa première nuit en prison. Arrêté mardi après-midi dans une station-service d’une commune voisine, par le GIGN, venu prêter main-forte aux enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de Grenoble, Ludovic B., 25 ans, s’est mis à table durant sa garde à vue : il a avoué avoir tué la jeune femme, le 26 septembre au soir. Le procureur adjoint de Grenoble, Boris Duffau, a annoncé jeudi soir sa mise en examen pour «enlèvement, séquestration et meurtre précédé d’une tentative de viol».

Le récit du suspect, rendu public par le procureur de la République de Grenoble Éric Vaillant, indique que Ludovic Bertin aurait croisé Victorine alors que la jeune femme rentrait à son domicile. Suite à « une bousculade involontaire et une dispute », il se serait mis en colère.

Dans sa furie, il aurait attaqué physiquement l’étudiante en BTS. « Il aurait alors très rapidement paniqué et l’aurait saisie à deux reprises par le cou en le serrant très fort ». Le suspect aurait ensuite déposé le corps inanimé dans un ruisseau peu accessible, à proximité de leur lieu de rencontre. L’homme de 25 ans dément les accusations d’agression sexuelle.

La version du suspect laisse planer des doutes pour les enquêteurs et les magistrats.

Le suspect interpellé mardi dans l’enquête sur la mort de la jeune Victorine Dartois en Isère, a été mis en examen jeudi. Ludovic Bertin, 25 ans, a reconnu une partie des faits, dont l’étranglement de la jeune femme consécutif, selon lui, à une dispute lors d’une rencontre fortuite vers 19h le samedi 26 septembre, jour de la disparition de la jeune femme, a précisé le procureur adjoint de Grenoble Boris Duffau. Ce jeune père de famille, résidant à Villefontaine, la ville de Victorine, était déjà connu de la justice ayant été condamné à une dizaine de reprises pour des délits de droit commun.

L’homme conteste tout mobile sexuel, évoquant plutôt « une rencontre qui a mal tourné » après une « bousculade involontaire » lors de son footing. Il a toutefois été mis en examen pour enlèvement, séquestration et meurtre précédé d’une tentative de viol, le corps de la jeune femme ayant été retrouvé sans son pantalon.

Ludovic Bertin a en revanche reconnu devant les enquêteurs avoir déposé le corps de la victime dans l’eau pour le dissimuler, ce qui correspond aux conclusions de l’autopsie ayant fait état d’une mort par noyade et d’un étranglement.

Le mis en examen a notamment reconnu être rentré chez lui puis avoir jeté ses vêtements dans un container après les faits. Ces vêtements ont été retrouvés par les enquêteurs. Selon le procureur-adjoint, « le témoignage d’un proche du suspect, qui a reçu ses confidences », a permis son arrestation. chefs d’accusation Ludovic Bertin

« 20 jours après le décès de la jeune Victorine Dartois, nous sommes tous soulagés de cette avancée majeure de l’enquête », a salué de son côté le procureur de Grenoble Éric Vaillant. D’importants moyens ont été déployés dans le cadre de l’enquête, dont une cellule de dix enquêteurs exclusivement dédiés à l’enquête au sein de la gendarmerie de l’Isère.

La disparition de la jeune étudiante en BTS de 18 ans avait provoqué une forte émotion à Villefontaine, où près de 6.000 personnes lui avaient rendu hommage lors d’une marche blanche le 4 octobre. Trois jours plus tard, plus d’un millier de personnes avaient également assisté à ses funérailles à Bourgoin-Jallieu.

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