Mort de Victorine : C'est comment Ludovic Bertin le tueur présumé a été interpellé

Mort de Victorine : C’est comment Ludovic Bertin le tueur présumé a été interpellé. Le principal suspect du meurtre de la jeune étudiante à Villefontaine est désormais sous les verrous. L’étau se resserre.

Un jeune homme travaille en face du lieu où les enquêteurs sont intervenus en quelques minutes le 13 octobre à Saint-Quentin-Fallavier (Isère). Il raconte les circonstances.

Un jeune homme travaille en face du lieu où les enquêteurs sont intervenus en quelques minutes le 13 octobre à Saint-Quentin-Fallavier (Isère). Il raconte les circonstances.
Après ses aveux, Ludovic Bertin a été mis en examen pour « meurtre précédé d’une tentative de viol ».
Théo prend une pause cigarette aux environs de 15h20 mardi après-midi. Le barman de 21 ans travaille dans un café d’un centre commercial de Saint-Quentin-Fallavier (Isère). Face à une station-service. Soudain, le jeune homme entend des pneus crisser et des portières claquer sur le parking. Théo ne le sait pas encore mais il est en train d’assister à l’arrestation de Ludovic Bertin, le suspect qui a par la suite avoué aux enquêteurs avoir étranglé la jeune Victorine Dartois à Villefontaine.
« Deux voitures banalisées bloquaient sa voiture qui était garée sur le côté d’une pompe à essence, retrace le cafetier, au début j’ai pensé que c’était un braquage ». Puis le jeune homme voit le suspect brusquement extirpé de sa Peugeot 208 rutilante avant de l’y repousser. « Je l’ai vu voler dans sa voiture, ils l’ont menotté dedans puis ils l’ont fait ressortir de force », décrit Théo. Ludovic Bertin est ensuite installé dans une voiture banalisée des forces de l’ordre. « J’ai vu le suspect penché les mains dans le dos. Je me suis retourné quelques minutes dans le bar et quand je suis revenu, tout était fini ».
« Soulagé de cette arrestation »
Selon le jeune homme, les forces de l’ordre en civil étaient au moins une douzaine pour cette opération et le GIGN est arrivé juste après en renfort. Les enquêteurs ont commencé à s’intéresser à Ludovic Bertin, un jeune père de famille de 25 ans après avoir recueilli le témoignage de l’un de ses proches à qui il s’était confié. Avant son interpellation, les gendarmes de la SR de Grenoble ont procédé à plusieurs recoupements pour confirmer leurs soupçons. Jeudi après-midi, le suspect a été mis en examen pour « enlèvement et séquestration », et pour « meurtre précédé d’un crime, une tentative de viol ». Il encourt une peine de réclusion criminelle à perpétuité.
Théo se dit « soulagé de cette arrestation », lui qui dit avoir bien connu Victorine et ses sœurs lorsqu’il vivait quartier des Fougères, à Villefontaine. « J’ai habité juste derrière chez elle pendant 15 ans ». Victorine Ludovic Bertin

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Le récit du suspect, rendu public par le procureur de la République de Grenoble Éric Vaillant, indique qu’il aurait croisé Victorine alors que la jeune femme rentrait à son domicile. Suite à une bousculade involontaire et une dispute, Ludovic Bertin se serait mis en colère. Dans sa furie, il aurait attaqué physiquement l’étudiante en BTS. « Il aurait alors très rapidement paniqué et l’aurait saisie à deux reprises par le cou en le serrant très fort ». Le suspect aurait ensuite déposé le corps inanimé dans un ruisseau peu accessible, à proximité de leur lieu de rencontre. L’homme de 25 ans dément les accusations d’agression sexuelle. La version du suspect laisse planer des doutes pour les enquêteurs et les magistrats.
Le profil de Ludovic Bertin s’est affiné. Il s’agit d’un homme de 25 ans, marié depuis trois ans, père d’un enfant de six mois. Il était à la tête d’une petite société de transport, a confirmé le procureur de la République. L’homme était par ailleurs domicilié dans le quartier où réside également la famille Dartois, le quartier des Fougères de Villefontaine. Pour autant, le jeune homme ne faisait pas partie de l’entourage de Victorine, selon l’avocate de la famille. Selon les informations du Parisien, l’homme est connu de la justice pour des « affaires de stupéfiants ». Une source proche de l’enquête le décrit comme « un petit délinquant local ». Une connaissance du mis en cause a évoqué auprès du journal un « garçon normal, même s’il avait pas mal changé depuis un peu plus d’un an en raison de sa consommation de stupéfiants ». Une voisine du suspect a confié ce jeudi au Dauphiné Libéré : « Jamais je n’aurais pensé que c’était lui. Il était très gentil, il était très aimable. […] C’est le choc, j’habite en face de quelqu’un qui tue, j’ai des frissons ».

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