Mort de Victorine Dartois – La thèse du meurtre ne fait quasiment aucun doute

Mort de Victorine Dartois – La thèse du meurtre ne fait quasiment aucun doute. Les grands médias ont beau tenter de minimiser la gravité de cette nouvelle affaire en nous répétant depuis 48 heures que « les causes de la mort de Victorine ne sont pas encore établies » et en continuant d’évoquer l’hypothèse d’un « accident », pour les enquêteurs, la thèse du meurtre de cette jeune femme de 18 ans.

La jeune Victorine Dartois, 18 ans, retrouvée morte dans un ruisseau à Villefontaine (Isère) lundi serait décédée « par noyade avec l’intervention d’un tiers », a annoncé mercredi le parquet de Grenoble après avoir reçu les conclusions de l’autopsie.

Ces conclusions « évoquent une mort par noyade avec intervention d’un tiers en raison de multiples ecchymoses internes retrouvées sur le corps de la victime », écrit le procureur adjoint Boris Duffau qui précise que, « si aucune trace de violence sexuelle n’a été constatée, il n’est pas pour autant possible à ce stade de l’enquête d’écarter cette hypothèse ».

L’avocate de la famille, Me Kelly Monteiro, a parlé sur BFMTV d’une forme de « soulagement » des parents, des soeurs et du frère de Victorine qui ne croyaient pas à la piste accidentelle. Pour eux, l’autopsie vient « accréditer la thèse d’une mauvaise rencontre ».

Elle permet de réduire le champ des hypothèses alors que le premier examen mené sur les lieux par un légiste n’avait apporté aucune certitude lundi, tout comme le scanner réalisé sur sa dépouille mardi.

Quarante-sept enquêteurs de la Section de recherches de la gendarmerie de Grenoble sont mobilisés sur l’affaire, « pour effectuer notamment une enquête de voisinage et entendre tout témoin utile ». Un numéro vert est activé pour recueillir d’éventuels témoignages (0.800.200.142).

L’étudiante en BTS avait disparu en rentrant chez elle samedi vers 19h00, après un après-midi à faire du shopping avec des amis dans un centre commercial de sa commune.

C’est sur le trajet du retour, après un dernier coup de fil à sa famille disant qu’elle « arrivait dans 20 minutes », à pied, qu’elle a disparu près d’un stade jouxtant une zone boisée que l’on peut traverser par un chemin. Chemin qui longe à cet endroit un ruisseau, peu profond et encombré de branchages, où son corps a été retrouvé.

Ses parents avaient donné l’alerte à la gendarmerie de Villefontaine dès 21h30. Vu le profil de la jeune fille, l’hypothèse d’une fugue avait été rapidement écartée et la disparition prise très au sérieux.

De gros moyens avaient été mis en oeuvre pour la retrouver, avec notamment la présence d’un hélicoptère et d’une équipe cynophile et 130 militaires mobilisés sur le terrain, selon le commandant de la compagnie de gendarmerie de Bourgoin-Jallieu, Sylvain Bosserelle.

Les investigations se poursuivent, dans le cadre depuis lundi soir d’une enquête pour « enlèvement, séquestration et homicide volontaire », avec le travail de fourmi d’exploitation des images de vidéo-surveillance et des données de téléphonie. Les vêtements de la victime sont aussi expertisés. Notamment ses chaussures et son sac à main, retrouvés à distance du corps.

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