Mort de Victorine Dartois : où en est l'enquête 10 jours après la découverte du corps ?

Mort de Victorine Dartois : où en est l’enquête 10 jours après la découverte du corps ? Le corps de Victorine Dartois a été découvert lundi 28 septembre dans un ruisseau à Villefontaine, dans l’Isère. La jeune femme de 18 ans avait disparu depuis deux jours dans des circonstances encore mystérieuses. La Dépêche du Midi fait le point sur l’avancée de l’enquête.

Voilà dix jours que le corps de Victorine Dartois, 18 ans, a été découvert dans un ruisseau dans le village de Roche (Isère), non loin de Villefontaine. Sur place, la tragédie a bouleversé le village de 20 000 habitants : dimanche 4 octobre dernier, une marche blanche a été organisée en hommage à la jeune femme. En parallèle, les enquêteurs se sont attelés à retracer le parcours de Victorine le samedi 26 septembre, jour de sa disparition.

La disparition de Victorine
Dans les faits, la jeune femme, étudiante en BTS a disparu samedi 26 septembre après une promenade avec des amis au « Village de Marques », un centre commercial du nord de la ville, selon Le Dauphiné Libéré. Celle-ci s’était adonnée à un après-midi shopping avec des amies. En fin de journée, Victorine entame son trajet de retour, vers son domicile familial, dans le quartier dit des « Fougères », au sud-est de Villefontaine.

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La jeune femme est aperçue pour la dernière fois par des témoins à la sortie d’un bus, vers 19 heures au stade de la Prairie. Des caméras de surveillance attestent de sa présence sur les lieux. Non loin, coule le ruisseau du Turitin : c’est ici que son corps sera retrouvé deux jours plus tard.

L’autopsie écarte la piste accidentelle
Mercredi 30 septembre dernier, le parquet diffuse les résultats de l’autopsie effectuée sur le corps de Victorine. Ces derniers évoquent une « noyade avec intervention d’un tiers ». Le procureur adjoint Boris Duffau énonce notamment « de multiples ecchymoses internes retrouvées sur le corps de la victime ». Sur la victime « aucune trace de violence sexuelle n’a été constatée » mais le parquet a indiqué qu’à « ce stade de l’enquête », il n’était pas possible « d’écarter cette hypothèse ».

Le parcours de Victorine, au cœur de l’enquête
Les enquêteurs se sont penchés sur son trajet ce fameux samedi 26 septembre. À la fin de son après-midi shopping, la jeune fille est amenée à devoir emprunter deux bus pour rejoindre son domicile. Du centre-ville de Villefontaine, elle monte dans un premier transport. Elle sort alors du bus à 19 heures, au niveau du Stade de la Prairie. Elle va alors rater le second bus qui doit la ramener chez elle. Victorine contacte alors sa sœur, Perrine, pour lui indiquer qu’elle va être contrainte de rentrer à pied.

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La carte présentée ci-dessous retrace le trajet supposé de Victorine le 26 septembre dernier. Si elle n’apparaît pas, merci de désactiver votre bloqueur de publicité.

L’ouverture d’une information judiciaire
Lundi 5 septembre, le parquet a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire contre X, « en raison de la gravité des faits et de la complexité de l’affaire, trois juges d’instruction ont été désignés ». Le procureur adjoint Boris Duffau énonce des faits « d’enlèvement » et de « séquestration ». La qualification de « meurtre » a également été retenue : « C’est la suite envisagée dès jeudi dernier, une suite classique sur le plan procédural dans ce genre d’affaire. Ce nouveau cadre juridique est plutôt sécurisant, traduisant tout le sérieux, toute l’importance accordée à cette affaire », s’est ainsi exprimée Maître Kelly Monteiro, l’avocate de la famille de Victorine, dans les colonnes du Dauphiné Libéré.

La cellule d’enquête « HOmRoche »
Une cellule d’enquête a été mise en place au sein même de la gendarmerie de l’Isère pour comprendre les faits. Son nom : « HOmRoche ». Le terme découpe entre autres les mots « homicide » et « Roche », le lieu où se sont déroulés les faits. En pratique, cette cellule a mis en place des patrouilles de jour et de nuit : elles ont été « doublées dans le secteur de Villefontaine », a indiqué le général Yann Tréhin, commandant le groupement de gendarmerie de l’Isère.

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Depuis le début de l’enquête, une quarantaine d’enquêteurs. Pas moins de « 130 auditions de témoins ont été réalisées, 662 personnes contactées dans l’enquête de voisinage, 305 appels ont été reçus au numéro vert qui ont fait l’objet de vérifications systématiques », a indiqué le colonel Lionel James, commandant la section de recherches de Grenoble, en conférence de presse. Samedi 3 octobre dernier, les gendarmes indiquent avoir contrôlé pas moins de « 1 100 véhicules et 63 piétons habitués ».

Quelle orientation ?
Interrogés dans les colonnes du Parisien, des experts en science comportementale évoquent la piste du « crime imprévu ». Dans les faits, la jeune femme a emprunté un trajet qui ne lui était pas habituel. Pour l’heure, la date et l’heure exacte du décès n’ont pas encore pu être établies. Aucun suspect n’a fait l’objet de garde à vue ou de mise en examen.

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