Nouveau rebondissement dans l'affaire de la sextape impliquant Benzema

Nouveau rebondissement dans l’affaire de la sextape impliquant Benzema

Interrogé samedi par la presse espagnole, Zinédine Zidane assure que Karim Benzema n’est pas perturbé par le nouveau rebondissement dans l’affaire de la sextape de Mathieu Valbuena.

Au sommet de son art avec le Real Madrid, avec 3 buts inscrits depuis la reprise de la Liga ainsi que sa passe décisive incroyable en talonnade, Karim Benzema a été rattrapé par l’affaire de la sextape de Mathieu Valbuena. Mercredi, le parquet de Versailles a réclamé un procès contre l’attaquant des Merengues pour «complicité de tentative de chantage».

Un journaliste espagnol a demandé à Zinédine Zidane, samedi, si «KB9» pourrait être perturbé par ce feuilleton judiciaire qui dure depuis fin 2015. «C’est une affaire personnelle et si je lui parle de ça, je ne vous le dirais pas ici. Je le sens bien mentalement et on se focalise sur le match», a lancé le coach madrilène à la veille d’affronter Bilbao à San Mamés.

Pour rappel, le Real compte 4 points d’avance sur le Barça à 5 journées de la fin du championnat espagnol.

Après des années de bataille juridique, l’affaire du chantage à la « sextape » exercé sur le footballeur international français Mathieu Valbuena s’accélère. Selon les informations du Monde, le parquet de Versailles (Yvelines) a demandé, le 1er juillet, dans son réquisitoire définitif, le renvoi devant le tribunal correctionnel de Karim Benzema pour « complicité de tentative de chantage ». En novembre 2015, l’attaquant du Real Madrid avait été mis en examen pour ce chef ainsi que pour « participation à une association de malfaiteurs ». « Ce sont des poursuites artificielles et injustes », réagit Me Sylvain Cormier, l’avocat de M. Benzema.

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Par ailleurs, le parquet de Versailles demande également le renvoi d’un ami d’enfance de M. Benzema, Karim Zenati, de Mustapha Zouaoui, l’un des maîtres chanteurs présumés, pour « tentative de chantage en récidive », ainsi que de deux autres maîtres chanteurs présumés, Axel Angot et Younes Houass, pour « tentative de chantage ».

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En revanche, le parquet ne demande pas le renvoi de l’ex-attaquant international français Djibril Cissé, placé en garde à vue en octobre 2015 puis mis en examen en 2017 pour « complicité de tentative de chantage ». M. Cissé avait informé M. Valbuena de l’existence de la vidéo intime le montrant avec sa compagne.

« Ce réquisitoire ne peut que me satisfaire. Il me paraît tirer les justes et légitimes conséquences du travail des magistrats instructeurs et établit clairement les faits reprochés aux uns et aux autres », considère Me Paul-Albert Iweins, l’avocat de Mathieu Valbuena.

En juin 2015, M. Valbuena a déposé plainte après avoir été contacté par un individu qui lui proposait de trouver un arrangement en échange de la non-divulgation d’une « sextape ». Un commissaire de la police judiciaire est alors chargé par le procureur de Versailles de jouer les intermédiaires pour identifier les maîtres chanteurs présumés – Axel Angot, Mustapha Zouaoui et Younes Houass – et les interpeller. Sous le pseudonyme de « Lukas », il va multiplier les échanges avec les malfaiteurs présumés.

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Mise au ban des Bleus
Six conversations téléphoniques sont enregistrées par la police entre juin et octobre 2015. Elles ont permis d’identifier Karim Zenati, un ami d’enfance de Karim Benzema. M. Zenati est placé en garde à vue le 2 novembre 2015, puis mis en examen. Il aurait été chargé par les maîtres chanteurs de contacter l’attaquant de l’équipe de France afin que ce dernier évoque la « sextape » avec son coéquipier en sélection.

Trois jours plus tard, Karim Benzema est mis en examen et placé sous contrôle judiciaire : il est soupçonné par les enquêteurs d’avoir fait pression sur Mathieu Valbuena, en octobre 2015, lors d’un rassemblement des Bleus à Clairefontaine (Yvelines), afin que ce dernier trouve un arrangement avec les maîtres chanteurs.

Ce tournant judiciaire avait incité Noël Le Graët, le président de la Fédération française de football (FFF), à suspendre provisoirement Karim Benzema de la sélection, en décembre 2015. « Ce qui est dans le dossier n’est pas en la faveur de Benzema », estimait alors le patron de la FFF. L’instance venait alors de se porter partie civile dans cette affaire.

En accord avec le sélectionneur, Didier Deschamps, M. Le Graët avait décidé, en avril 2016, que le joueur du Real Madrid ne disputerait pas l’Euro, organisé dans l’Hexagone. Depuis sa mise en examen, le buteur des Merengue n’a plus jamais été rappelé en équipe de France.

En novembre 2019, le président de la FFF avait relancé l’affaire en assurant que « l’aventure » de Karim Benzema avec l’équipe de France était « terminée ». « Sachez que c’est moi et moi seul qui mettrai un terme à ma carrière internationale », lui avait répondu l’intéressé sur son compte Twitter.

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Longue bataille juridique
En marge de ces enjeux sportifs, l’affaire avait donné lieu à une longue bataille juridique. Le 11 juillet 2017, la chambre criminelle de la Cour de cassation a donné gain de cause au camp Benzema. Son arrêt infirmait une décision de la cour d’appel de Versailles qui avait validé la procédure. Les avocats de l’attaquant remettaient en cause le rôle de « Lukas », qui aurait participé de façon « trop active à la commission des faits » et ainsi « incité l’infraction ».

En novembre 2018, la cour d’appel de Paris a toutefois validé l’enquête. Elle a rejeté la requête en nullité déposée par MM. Benzema, Houass et Zenati. Le trio a alors formé un pourvoi devant la Cour de cassation.

Le 9 décembre 2019, la Cour de cassation, réunie en assemblée plénière, avait validé la procédure en cours. Elle a notamment examiné les agissements d’un commissaire de la direction régionale de la police judiciaire de Versailles, désigné par le parquet pour négocier avec les maîtres chanteurs présumés de Mathieu Valbuena. Les dix-neuf magistrats avaient estimé que le stratagème policier mis en place durant l’enquête était loyal. Après le réquisitoire définitif du parquet de Versailles, le juge d’instruction doit désormais rendre l’ordonnance de clôture devant le tribunal correctionnel.

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