Projet de loi sur le terrorisme au Sénégal: la folie suicidaire de Macky Sall

Projet de loi sur le terrorisme au Sénégal: la folie suicidaire de Macky Sall. Le pouvoir rend fou. Et l’idée de devoir quitter le pouvoir, de gré ou de force peut faire perdre le sens du discernement. Et c’est d’autant plus préoccupant pour un président de la république qui se cherche lui-même des foyers de tension dont-il aurait pu se passer, alors que les priorités devaient aller à la satisfaction de la demande sociale pressante, dont on ne saurait extirper la demande de démocratie et d’exercice des libertés garanties par la constitution.

A moins de trois ans de la fin de son dernier mandat, le chef de l’État pose continuellement des actes qui confortent les velléités de tenter le diable, de briguer un troisième mandat, à lui prêtée. Sinon l’on ne comprendrait pas tout ce mutisme sciemment entretenu autour d’une question aussi banale et à laquelle il suffit de répondre par oui, ou par non. A force de trop tirer sur la corde, elle finit par céder et les dommages collatéraux peuvent être lourds de conséquences. Le projet de loi très controversé sur le terrorisme que le pouvoir cherche à passer à la vitesse éclaire est un acte de défiance à l’endroit de la démocratie sénégalaise. Il est aussi synonyme de lâcheté vu la précipitation par laquelle elle est examinée par une assemblée aux ordres et qui a juré allégeance à l’exécutif.

Pis, il s’agit, là, d’une insulte à l’endroit de toutes les autorités religieuses qui ont intercédé en mars dernier pour sauver le pouvoir de Macky Sall, lequel pouvoir était pratiquement dans la rue après une seule journée d’émeutes populaires que les forces de l’ordre ne peuvent pas contenir sans bain de sang. Un pouvoir aujourd’hui mis à rude épreuve avec la démission du Haut commandant de la gendarmerie, laquelle dénote, d’après ce qu’en a rapporté la presse, d’un travestissement de la mission confiée aux forces de défense et de sécurité. Visiblement Macky Sall n’a pas l’air de vouloir quitter le pouvoir à la fin de son terme, s’il n’est tenté de vouloir jeter du sable dans le coucous de la démocratie sénégalaise jusqu’ici préservée des démons de la guerre civile qui guette ce pays, un Sénégal qui s’enlise progressivement dans la violence, lentement mais sûrement. Les germes de l’implosion de l’État sénégalais ont été posés par le pouvoir lui-même. Et l’exposition n’est qu’une question de temps. Sauver la démocratie sénégalaise, c’est maintenant!

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