Qui est Abdoullakh Abouyezidvitch A, le jeune musulman qui a décapité un professeur français près de Paris

Qui est Abdoullakh Abouyezidvitch A, le jeune musulman qui a décapité un professeur français près de Paris. Le voile se lève de plus en plus sur le meurtrier du professeur d’histoire-géographie, décapité en pleine rue par un terroriste islamiste. L’identité de l’assaillant a été rendue publique samedi par le procureur antiterroriste Jean-François Ricard.

Il s’agit d’un jeune homme de 18 ans, d’origine tchétchène et né à Moscou, répondant au nom d’Abdoullakh Abouyezidvitch A. Il était armé d’un poignard, d’une arme de poing de type Airsoft et de cinq cartouches de gaz. Connu des services de police pour des faits de droit commun, notamment des affaires de « dégradation de biens publics et de violence en réunions », il n’était pas fiché S. Il « bénéficiait du statut de réfugié et était inconnu des services de renseignement », a confirmé Jean-François Ricard. Abdoullakh Abouyezidvitch A. « était porteur d’un titre de séjour délivré le 4 mars dernier et valable jusqu’en mars 2030 ». Il n’avait jamais été condamné. Son corps présente neuf impacts de balles, selon le procureur.

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Des photos et une revendication sur Twitter. Un compte Twitter a été identifié dès vendredi soir par les forces de l’ordre, dont le détenteur s’est présenté comme l’auteur des faits. Ce compte, désormais suspendu, a revendiqué l’attaque au nom d’al-Ansar et « d’Allah le Miséricordieux », avec des photos ou une vidéo de la tête du professeur d’histoire décapité, quelques minutes après le drame. Le message interpellait aussi « Macron, le dirigeant des infidèles ». « J’ai exécuté un de tes chiens de l’enfer, qui a osé rabaisser Mohammad », a aussi écrit l’auteur, selon le procureur du PNAT. Jean-François Ricard a confirmé ce samedi que ce compte était bien celui d’Abdoullakh Abouyezidvitch A.

Emmanuel Macron s’est rendu sur place. Le chef de l’État s’est rendu au collège du Bois d’Aulne dès vendredi soir pour rencontrer l’équipe éducative de l’établissement scolaire. À l’issue de cette rencontre, il s’est adressé à la presse en déclarant que le professeur décapité était « la victime d’un attentat terroriste islamique caractérisé » et que « la Nation sera aux côtés des enseignants pour les protéger et les défendre ». « Un de nos concitoyens a été assassiné parce qu’il enseignait la liberté d’expression », a déploré le chef de l’État qui a appelé les Français à l’unité et assuré que « l’obscurantisme et la violence qui l’accompagne ne gagneront pas ».

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Le parquet antiterroriste saisi. Compte tenu des premiers éléments de l’enquête, la piste de l’attentat est clairement privilégiée depuis le départ par les forces de l’ordre. Le parquet antiterroriste a annoncé être saisi dès ce vendredi soir. L’enquête a été ouverte pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle », précise le PNAT. « La Sous-direction anti-terroriste (Sdat) de la police et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont été saisies », indiquent Le Monde et l’AFP. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, en déplacement au Maroc au moment des faits, est rentré en urgence et s’est rendu directement à la cellule de crise mise en place au ministère. « Notre compatriote a été lâchement attaqué, a été la victime d’un attentat terroriste islamiste caractérisé », a clairement indiqué Emmanuel Macron. Dans la nuit de vendredi à samedi, dix personnes ont été placées en garde à vue.
Un rassemblement organisé dimanche à Paris La préfecture de police de Paris a autorisé samedi un rassemblement dimanche à 15h00 place de la République à Paris pour rendre hommage au professeur de Conflans-Sainte-Honorine décapité, après l’appel lancé par plusieurs associations et syndicats. L’appel a été initié par SOS Racisme, la FSU, le Sgen-CFDT, l’Unsa-Education, le SNALC, la FCPE, la FIDL (syndicat lycéen) la FAGE, l’UEJF et « Dessinez Créez Liberté ».

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