Qui était Victorine Dartois ?

Qui était Victorine Dartois ? La jeune femme, dont le corps a été retrouvé à Villefontaine, n’était âgée que de 18 ans. Elle était étudiante en BTS au lycée Condorcet de Saint-Priest.

Le Parisien rapporte que la mère de Victorine Dartois, quelques temps avant la découverte de la dépouille, décrivait sa fille comme « gentille, joyeuse, agréable, très appréciée par tout le monde et qui n’a jamais eu de soucis avec personne ». « Victorine était timide, réservée, méfiante avec les gens qu’elle ne connaissait pas.

Elle ne serait jamais montée en voiture avec n’importe qui », ajoutait son père. Sa sœur Romane a publié un message sur les réseaux sociaux pour partager sa peine et décrire « une jeune femme extraordinaire, une sœur plus qu’exemplaire, à l’écoute et toujours souriante ». Interrogés par RMC, des amies confiaient mardi 29 septembre que la jeune femme était de tempérament prudent et introverti. « Elle était très craintive elle avait toujours peur de se faire draguer dans la rue par des garçons ou se faire arrêter par une voiture », ont-elles indiqué. Le père de Victorine a fait savoir aux enquêteurs qu’elle n’avait pas de petit ami.

Les enquêteurs de la gendarmerie de l’Isère ont mis en ligne sur les réseaux sociaux un appel à témoins, avec un numéro de téléphone mis à la disposition de ceux qui auraient des éléments d’information à communiquer. L’enquête ouverte pour « disparition inquiétante » a évolué vers les chefs « d’enlèvement, séquestration et homicide volontaire ».

Quatre jours après la découverte du corps sans vie de Victorine Dartois, 18 ans, les circonstances de sa mort se précisent petit à petit. Selon les résultats de l’autopsie, il ne s’agirait pas d’un accident et d’une « simple » noyade à proximité d’un étang à Villefontaine, en Isère. Cette dernière montre la présence de multiples ecchymoses internes sur le corps de Victorine, qui a succombé par noyade. Une pression sur les épaules serait étudiée par les enquêteurs. En revanche, aucune trace de violences sexuelles n’a été relevée par l’expertise du médecin-légiste, même s’il n’est « pas pour autant possible à ce stade de l’enquête d’écarter cette hypothèse », a précisé Boris Duffau, procureur adjoint de la République de Grenoble. Ce jeudi, de nouveaux scellés ont été envoyés en urgence ce jeudi 1er octobre, à l’IRCGN, institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, basé à Pontoise sans plus de précisions sur la nature de ces éléments.
Afin de respecter « le secret et l’efficacité » de l’enquête, les avancées du travail actuel des gendarmes ne seront communiquées que lorsque le magistrat le souhaitera. L’heure du décès n’est pas non plus transmise par ce dernier. Les enquêteurs doivent encore reconstituer le parcours de Victorine à partir du moment où elle quitte ses amis samedi soir. 47 d’entre eux sont actuellement mobilisés « pour effectuer notamment une enquête de voisinage et entendre tout témoin utile ». Un travail d’exploitation des images de vidéosurveillance et des données de téléphonie est également effectué, des experts tentent aussi de faire parler les traces sur les vêtements, les chaussures et le sac à main de la jeune victime.
La mort de Victorine reste pour autant un mystère, alors qu’aucun suspect n’a été publiquement reconnu. « Personne ne lui connaissait de contentieux » et pour l’entourage de la jeune fille, c’est « l’incompréhension », a indiqué Me Kelly Monteiro. « La famille de Victorine est détruite. elle essaye de tenir le coup mais elle a besoin d’être soutenue, épaulée dans cette épreuve », a déclaré l’avocate de la famille de Victorine. Pour rappel, l’étudiante en BTS avait disparu depuis samedi, vers 19 heures, alors qu’elle rentrait d’un centre commercial à pied après avoir raté son bus.
Les proches de Victorine organisent une marche blanche dimanche prochain, à 14h30 à Villefontaine. La sœur aînée de la jeune femme, Romane, a annoncé l’événement sur sa page Facebook.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici