Victorine, 18 ans : son cadavre retrouvé en Isère, ce que l'on sait de l'affaire

Victorine, 18 ans : son cadavre retrouvé en Isère, ce que l’on sait de l’affaire. Le corps de Victorine Dartois, jeune étudiante en BTS, a été retrouvé dans un ruisseau… Une enquête a été ouverte par le parquet de Grenoble et une autopsie, pratiquée. Le décès n’est pas accidentel et la piste criminelle est privilégiée.

Le corps de Victorine, la jeune fille de 18 ans disparue le 26 septembre au soir à Villefontaine en Isère, a été retrouvé sans vie, « immergé dans un ruisseau et difficile d’accès », situé dans la réserve naturelle de l’étang de Saint-Bonnet le 28 septembre, comme l’a confirmé la procureure de Vienne, Audrey Quey, dans une conférence de presse le soir même.

Cette dernière s’est dessaisie du dossier, le confiant ainsi à la section de recherches de Grenoble. Une enquête a été ouverte pour enlèvement, séquestration et homicide volontaire.

Une première autopsie a été pratiquée, révélant certaines circonstances de sa disparition. Victorine serait morte « par noyade avec l’intervention d’un tiers ».

Son corps n’aurait pas été retrouvé dénudé, aucune trace de violence sexuelle n’aurait été constatée, mais la piste n’est pas écartée. « Des ecchymoses ont été découvertes sur le corps de Victorine », précise néanmoins le médecin légiste. Victorine cadavre

« La famille a reçu cette nouvelle de manières différentes : des pleurs, des cris. On a eu comme un soulagement, si le terme peut paraître approprié, dans le sens où la famille a enfin une réponse », a expliqué Maître Kelly Monteiro, l’avocate de la famille, au micro de RTL.

Un numéro vert a été mis en place (0 800 200 142) pour faire avancer les recherches des enquêteurs.

Pour lui rendre hommage, la paroisse Saint-Paul-des-4-Vents, a fait dans la nuit du 30 septembre une veillée de prière et célébré une messe au centre Saint-Paul de Villefontaine jeudi 1er octobre. La jeune femme était catholique pratiquante et très investie dans la vie de la paroisse.

Louée pour sa joie, sa gentillesse et son sourire, unanimement appréciée, Victorine faisait l’unanimité.

Aucune querelle, aucune « histoire » connue, précise l’avocate sur France Info. Proches et défense réfutent l’hypothèse du suicide.

Une marche blanche aura lieu dimanche 4 octobre, à partir de 14h30, dans sa ville de Villefontaine.

Enorme mobilisation

L’appel avait été lancé par la sœur ainée de Victorine le 27 septembre au matin.

Sa famille n’avait plus eu de nouvelles de l’étudiante en BTS communication au lycée Nicolas-de-Condorcet à Saint-Priest depuis 19h alors qu’elle se trouvait pourtant sur le chemin du retour vers son domicile. Elle avait passé un dernier appel téléphonique à ses parents, indiquant qu’elle avait loupé le bus et qu’elle ferait donc le trajet à pied.

Sur son compte Facebook, Romane Dartois avait publié un long texte ainsi que deux photos pour mobiliser le plus de forces possibles afin de retrouver l’adolescente.

« URGENT ! MA PETITE SŒUR A DISPARU ! Cette jolie jeune fille de 18 ans qui est ma petite sœur a disparu… Elle était en route pour rentrer à la maison. Le chemin qu’elle parcourt pour rentrer est de St bonnet centre jusqu’aux Fougères à VILLEFONTAINE, le dernier appel qu’elle a passé était au Stade de la prairie à 19h depuis elle ne répond plus aux messages, aux appels… », avait débuté la jeune femme.

« J’écris ce message avec beaucoup d’émotions et je compte sur vous pour qu’on l’a retrouve en bonne santé. Il ne s’agit pas d’une fugue, ce n’est absolument pas son genre. », avait-elle conclu, dans la détresse.

A la suite de cet appel à témoins, 300 personnes étaient parties à la recherche de l’étudiante à la Faculté de Lyon 3 dans la journée de dimanche. Victorine cadavre

Les proches de Victorine avaient également relayé l’information sur les réseaux sociaux…

Les recherches se sont poursuivies le lendemain avec des plongeurs et deux chiens Saint-Hubert. Dans la journée du 28 septembre, les baskets, le sac à main et un masque chirurgical appartenant à l’étudiante avaient été retrouvés au bord de l’étang par l’un des chiens employés durant les recherches. Avant la macabre découverte…

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